Elections / Résultats

Commune de Pandrignes
Elections des conseillers départementaux
Canton de Sainte Fortunade

Dimanche 29 mars 2015

Inscrits 153
Votants 102
Abstentions 51
Exprimés Blancs 12
Exprimés Nuls 3
Xavier Durand et Gisèle Graffouillère (UMP) 35
Roger Chassagnard et Stéphanie Vallée-Prévôté (PS) 52
Exprimés 87

Vœux 2015

Dimanche 18 janvier, le maire et l’équipe municipale au complet ont transmis leurs voeux de nouvel an devant une assemblée étoffée (une soixantaine d’habitants sur les 169 que compte la commune).

Ghislaine Mouly et ses musiciens (Noël Ballet à la contrebasse et Frédéric Valy à l’accordéon) ont donné un superbe concert passant par des compositions originales et de grands classiques de la chanson française. Grand merci à eux.

Vidéo des voeux du maire.

Je suis Charlie

Mercredi 7 janvier 2015, François Hollande, Président de la République a publié un court communiqué à la suite de l’attentat dont a été victime le journal Charlie Hebdo. La commune de Pandrignes, dont les élus se sont toujours élevés contre la barbarie, publie également ce communiqué :

« La liberté sera toujours plus forte que la barbarie. Notre meilleure arme, c’est notre unité. »

François HOLLANDE

Derrière les noms que l’on égrène

32. Un nombre. Celui des enfants de Pandrignes, natifs de la commune ou y ayant accompagné leurs parents dans leur enfance, ou y étant d’eux-mêmes venus habiter, pour travailler ou s’y marier, morts pour  la France dans le premier conflit mondial dont nous célébrons cette année le centenaire du déclenchement. Derrière les noms que l’on égrène à chaque commémoration d’armistice se cachent leurs 32 vies écourtées, leurs 32 visages dont on devine qu’ils ont porté des sourires, des rires, des promesses d’avenir et qu’ils ont été défigurés par l’horreur des tranchées, par l’agonie dans une ambulance, dans un hôpital ou sur un « champ d’honneur », qu’ils y ont été déchiquetés, visages de soldats morts plus méconnaissables qu’inconnus, ou qu’ils y ont été ensevelis dans la boue, la boue humaine des charniers anonymes, « disparus au combat ». 32 hommes dont on n’apprend rien des vies en consultant leurs actes de naissance et leurs actes de décès militaires mais seulement où et par qui elles ont commencé, et où et comment elles se sont terminées. Maudite soit la guerre.

Portraits des enfants de Pandrignes morts pendant la Première guerre mondiale. Le tableau en céramique est accroché dans l'église de Pandrignes.
Portraits des enfants de Pandrignes morts pendant la Première guerre mondiale. Le tableau en céramique est accroché dans l’église de Pandrignes.

1 – BORIE Louis, fils d’Etienne, maçon et de RIOUX Marie, cultivatrice, né le 13 juillet 1886 à Guze, Pandrignes, soldat du 136e RI, mort des « suites de blessures de guerre » le 13 juin 1918 à Saint-Pierre-Aigle, Aisne.

2 – CEIGNE Joseph, fils de Julien, colon et de CUEILLE Jeanne, sans profession, né le 22 mai 1888 au Breuil, Espagnac, soldat du 300e RI, « tué à l’ennemi » le 25 septembre 1915 au combat du Labyrinthe près de Neuville‑Saint-Vaast, Pas-de-Calais.

3 – CHARBONNEL Antonin, fils d’Antoine, cultivateur et de VIALLE Catherine, cultivatrice, né le 19 mars 1895 au bourg de Ladignac, soldat du 131e RI, « tué à l’ennemi » le 9 octobre 1918 à Monthois, Ardennes.

4 – DEYMARIE Antoine, fils de Jean, maçon et de FAURIE Marie, cultivatrice, né le 12 juillet 1888 à Courbiat, Pandrignes, soldat du 63e RI, « tué à l’ennemi » le 25 septembre 1915 à Rochincourt, Pas-de-Calais.

5 – DUBOIS Dominique, fils de Pierre, métayer et de BORIE Marie, cultivatrice, né le 6 mai 1885 à la Planchette, Pandrignes, caporal du 300e RI, « disparu au combat » le 15 septembre 1914 à Minaucourt, Marne.

6 – DUFOUR Joseph Germain, fils de Léonard, cultivateur et de CHAMBAUDIE Marie-Louise, cultivatrice, né le 5 août 1889 à Gibiat, Pandrignes, soldat du 63e RI, « mort dans l’ambulance, de blessures de guerre » le 14 août 1915 à Habarcq, Pas-de-Calais.

7 – DUMOND Pierre Germain, fils de Joseph, cultivateur et de FAURIE Françoise, cultivatrice, né le 31 octobre 1896 à Courbiat, Pandrignes, soldat du 68e RI « tué à l’ennemi » le 25 août 1918 à l’Orme de Montécouvé, Aisne.

8 – FAURIE Jean : trop d’homonymes morts au combat et des carences d’archives (absence de concordances).

9 – GAUTHIER Etienne, fils d’Antoine, cultivateur et de GIBIAT Catherine, cultivatrice, né le 13 novembre 1881 à Bédauche, Ladignac, soldat du 103e régiment d’artillerie, mort des suites de « maladie contractée en service » le 8 septembre 1918 à l’hôpital complémentaire n°8 de Troyes, Aube.

10 – GERAUDIE Alexis, fils de Germain, instituteur et de CHARRIERE Adeline, institutrice, né le 21 février 1888 à Deveix, Sarroux, médecin aide-major au 173e RI, « tué à l’ennemi » le 20 février 1915 à Eparges, Meuse.

11 – LAIR Jean, fils de Pierre, cultivateur et de BACHELLERIE Marie‑Louise, cultivatrice, né le 5 juillet 1892 à Guze, Pandrignes, sergent du 407e RI venu du 171e régiment d’artillerie, « tué à l’ennemi » le 10 mars 1917 à Beaumont, Meurthe et Moselle.

12 – LEYMARIE Jean, fils d’Etienne, cultivateur, et de TREMOUILLE Julie, cultivatrice, né le 25 août 1884 à la Borie, Lagarde-Enval, soldat du 300e RI, « tué à l’ennemi » le 19 janvier 1915 à Jonchéry, Marne.

13 – MASSOULIER Jean-Damien, fils de Chrysostôme, cultivateur et de TEYSSANDIER Hélène, cultivatrice, né le 29 septembre 1892 à Courbiat, Pandrignes, soldat du 108e RI, mort des suites de « blessures de guerre » le 12  janvier 1915 à Villers-Marmery, Marne.

14 – MASSOULIER Julien, fils de Jean, cultivateur et de FAURE Marie, cultivatrice, né le 21 mars 1886 à la Vergnolle, Pandrignes, soldat du 246e RI, mort de « maladies consécutives à blessures de guerre » le 26 août 1918 à l’hôpital auxiliaire d’Enghein, Seine-et-Oise.

15 – PLANTADE Dominique, fils de Jean, cultivateur et de LIDOVE Françoise, cultivatrice, né le 12 mars 1884 à Courbiat, Pandrignes, soldat du 6e régiment du Génie, « tué à l’ennemi » le 2 juin 1915 à Mamey, Meurthe-et-Moselle.

16 – POMPIER Henri-Edouard, fils de Jean, cultivateur et de VERNAT Marie, cultivatrice, né le 14 juillet 1879 à Courbiat, Pandrignes, soldat du 237e RI, mort des suites de « blessures de guerre » le 12 juin 1915 au hameau des 4 vents, Estrée-Cauchy, Pas-de-Calais.

17 – POMPIER Léon, fils de Pierre‑Antoine, cultivateur et de ARTIGE Marie‑Thérèse, cultivatrice, né le 13 décembre 1875 à Courbiat, Pandrignes, soldat du 31e RI territoriale, mort des suites de « blessures de guerre » le 13 juin 1918 à l’hôpital 47 d’Ognon, Oise.

18 – POUJET Charles, fils de Jean, cultivateur et de GIBIAT Jeanne, cultivatrice, né le 9 août 1873 à la Vergnolle, Pandrignes, soldat du 88e  RI territoriale, mort de « congestion pulmonaire » le 5 février 1915 à l’hôpital de Lorient, Morbihan.

19 – RIGAUDIE Joseph, fils de Jean, cultivateur et de CLAUZEIN Marie, cultivatrice, né le 17 janvier 1887 à Loreiller, Chanac, soldat du 300e RI, mort des suites d’une « maladie contractée en service » le 19 avril 1917, « dans l’ambulance » à Chavannes-les-Grands, Territoire de Belfort (« Haut-Rhin »).

20 – RIOL Jean, fils de Jean, cultivateur et de MACHAT Marie‑Pauline, cultivatrice, né le 21 février 1890 à Gibiat, Pandrignes, soldat du 8e RI, mort de « blessure sur le champ de bataille » le 10 mars 1915 au Mesnil-lès-Hurlus, Marne.

21 – SALESSE Cyprien, fils de Louis, cultivateur et de SAULIERE Anna-Marie, cultivatrice, né le 26 septembre 1892 à Courbiat, Pandrignes, caporal du 78e RI, « tué à l’ennemi » le 21 décembre 1914 à Jonchéry, Marne.

22 – SIMONEAU Jean, fils de Jean, cultivateur et de GARDE Marie, cultivatrice, né le 25 juin 1892 à Baspeyrat, Chanteix, soldat du 78e RI, « tué à l’ennemi » le 25 avril 1916 à Thierville, Meuse.

23 – SIMONEAU Bernard, fils de Jean, cultivateur et de GARDE Marie, cultivatrice, né le 12 septembre 1894 à Baspeyrat, Chanteix, soldat du 120e RI, mort des « suites de blessures de guerre » le 20 juillet 1918, « dans l’ambulance » à Montmirail, Marne.

24 – SOURIS Jean : trop d’homonymes morts au combat et des carences d’archives (absence de concordances).

25 – TINTIGNAC Jean, dit Jean-Baptiste, fils de Jean-Baptiste, cultivateur et de JANDY Marie, cultivatrice, né le 30 avril 1892 au Puy des Ferrières, Seilhac, soldat du 78e RI, « disparu au combat » le 14 septembre 1914 à Vitry‑le-François, Marne.

26 – TINTIGNAC Léonard, fils de Jean-Baptiste, cultivateur et de JANDY Marie, cultivatrice, né le 17 juillet 1895 au Puy des Ferrières, Seilhac, soldat du 80e RI, « tué à l’ennemi » le 20 août 1916 à Fleury, Meuse.

27 – TINTIGNAC Louis, dit Jean, fils de Jean-Baptiste, cultivateur et de JANDY Marie, cultivatrice, né le 10 février 1890 au Puy des Ferrières, Seilhac, soldat du 170e RI, « tué à l’ennemi » le 13 mars 1915 au Mesnil‑lès‑Hurlus, Marne.

28 – TRAVERS Antoine, fils d’Antoine, cultivateur et de FARGE Catherine, cultivatrice, né le 5 juin 1883 à Chazalnoël, Grandsaigne, soldat du 37e RI, « tué à l’ennemi » le 16 novembre 1914 à Bixschoote, Belgique.

29 – VERGNE Antonin, fils de Baptiste, cultivateur et de POUGET Marie, cultivatrice, né le 27 octobre 1893 à Courbiat, Pandrignes, soldat du 7e RI coloniale, « disparu au combat » le 6 septembre 1915 à Domprémy, Marne.

30 – VEUDRET Henri Edouard, fils de Pierre, cultivateur et de POMPIER Suzanne, cultivatrice, né le 20 novembre 1893 à Courbiat, Pandrignes, 2e canonnier au 52e  régiment d’artillerie, « tué à l’ennemi » le 7 mai 1916 à Fleury, Meuse.

31 – VISCOMTE Pierre, fils de Jean, cultivateur et de CEINDRIAT Marie, sans profession, né le 6 août 1880 au bourg de Pandrignes, soldat du 48e RI, 10e Cie, mort de « maladie contractée en service (broncho-pneumonie et fièvre typhoïde) », le 22 novembre 1914 à l’hôpital Tenon, 20e arrondissement de Paris, Seine.

32 – VISCOMTE Léon, fils d’Antoine, maçon et de RIOUX Louise, cultivatrice, né le 9 novembre 1885 à Courbiat, Pandrignes, soldat du 300e RI, 22e Cie, mort des suites de « blessures de guerre » le 12 avril 1915 à Manonville, Meurthe-et-Moselle.
Alain BAQUIER

N.B.: Concernant FAURIE Jean et SOURIS Jean, si des lecteurs disposent d’informations précises, merci de les transmettre à la mairie.

Recherches et rédaction : Alain Baquier

Le mot du maire

Voilà déjà 6 mois que vous avez accordé votre confiance à la nouvelle équipe municipale qui s’est enrichie de quatre nouvelles et nouveaux élus. C’est une équipe féminisée et rajeunie qui a la lourde charge de gérer les affaires de notre commune.

Nous avons pris la décision de maintenir la diffusion régulière du bulletin municipal dans lequel vous trouverez les infos sur la commune et d’autres plus générales. Nous avons décidé d’y inclure une synthèse des réunions du Conseil Municipal.

Je ne reviendrai pas en détail sur notre programme mais nous allons continuer à entretenir de manière régulière le patrimoine communal (bâtiments, voirie, etc …) en sachant que nous devons être vigilants sur notre situation financière saine car nous constatons une baisse régulière des aides de l’Etat, situation qui risque hélas de perdurer dans les années à venir. Nous serons également attentifs aux évolutions inéluctables de l’intercommunalité.

Je formule aussi le souhait de voir notre commune maintenir notre niveau de population, de développer des liens d’amitié et de solidarité entre les habitants pour que chacun se sente bien à PANDRIGNES. L’équipe municipale fera de son mieux pour y contribuer et sera attentive à vos souhaits et besoins.

Le BIBLIOBUS… Ou le livre au champ

Le camion blanc, bien identifié avec son logo du Conseil Général, circule depuis les années 70 dans le département. En effet, vous ne le savez peut être pas mais ce service date de 1945 lorsque l’Etat décide de venir en aide aux communes afin de développer la lecture publique sur le territoire. Il crée donc les Bibliothèques centrales de Prêts (une dans chaque département) et son outil de prédilection sera le bibliobus.
En Corrèze, la BCP existe depuis 1967 et elle diffuse des documents dans presque toutes les communes sauf Brive et Tulle qui comptent plus de 10 000 habitants.
Dans les petits villages, comme le nôtre, le prêt direct avec passage mensuel est le mieux adapté. Dans ces années là, les lecteurs potentiels ont encore peu accès au livre et une population encore nombreuse d’agriculteurs et de retraités peut profiter de ce service à domicile. Les BCP deviennent un des acteurs majeurs de la vie culturelle en milieu rural.
En 1986 les BCP deviennent un service du Conseil Général et se nomment désormais Bibliothèques Départementales de Prêts -BDP- mais le bibliobus roule toujours…
Dans notre commune il est visible le 3è mardi de chaque mois sauf en août quand il se repose.
Son circuit commence par Marc la Tour, puis Gumond, la Roche Canillac, Saint‑Paul et Pandrignes. Il profite aussi de son déplacement pour desservir les écoles concernées.
Les haltes sont assez courtes mais c’est toujours un moment de convivialité bien agréable qui nous attend. Le nombre de lecteurs a bien diminué en 20 ans. Les gens vieillissent, disparaissent ou déménagent sans être remplacés et ce service ne correspond plus forcément aux habitudes de vie et aux horaires de chacun.
Aujourd’hui il reste peu de lecteurs actifs sur Pandrignes mais ils apprécient cette visite mensuelle au pied de leur maison. Il faut dire que nous les gâtons. Ils peuvent emprunter gratuitement et pour un mois ou deux la quantité de livres qu’ils souhaitent. Romans régionaux, albums pour enfants, livres d’art, livres lus sur CD ou bandes dessinées, tout est possible. Il y a aussi possibilité de réserver les derniers ouvrages parus, que nous recherchons dans nos rayons ou que nous commandons si la demande nous semble pertinente, car nous sommes avant tout un service au service du public. Certains n’hésitent pas non plus à nous faire des demandes sur des sujets très techniques qui nous posent parfois problème mais qui attisent aussi notre curiosité. On est souvent surpris par la variété de passions de nos lecteurs, même si la majorité d’entre eux nous demande souvent LE DERNIER… Signol, Bordes ou Malaval.
Chacun se reconnaîtra !
Parfois, et en fonction de la météo, une lectrice nous offre gentiment un café ou un jus de fruit. Nous sommes même parfois invités à manger, c’est dire les liens qui se tissent à travers la lecture. Ce coté relationnel est vraiment passionnant dans notre travail et je me suis retrouvée dans un très joli texte de Philippe Delerm consacré au passage du bibliobus dans son livre « La première gorgée de bière » paru en 1997. Tout y est décrit avec justesse : les silhouettes qui arrivent, les dernières nouvelles de chacun, les portes de plastique rigide qui semblent infranchissables, l’odeur de laine mouillée des tristes journées pluvieuses…
Aujourd’hui ce n’est plus moi qui me rends à Pandrignes mais mes collègues continuent cette mission, pour l’instant du moins, car les choses vont évoluer. La tendance est à la création de bibliothèques municipales comme à Espagnac où le point lecture offre un service plus complet avec notamment la mise en place de la navette hebdomadaire avec la médiathèque intercommunale de la communauté d’agglomération de Tulle qui permet d’obtenir les documents réservés par les lecteurs très rapidement.
Quoi qu’il en soit et pour beaucoup, dont je fais partie, le bibliobus restera un beau souvenir… Michèle CHATAUR.

> 3è mardi de chaque mois sauf en août.
> Marc La Tour : 9h – 9h30
> Gumond : 10h – 10h30
> La Roche Canillac : 10h45 – 11h30
> Saint-Paul Le Vallard : 11h45 – 12h
> Saint-Paul Ecole : 14h – 14h45
> Pandrignes Courbiat : 15h – 15h30
> Pandrignes Mairie : 15h45 – 16h

Chaque lecteur muni de sa carte peut se rendre au point d’arrêt de son choix.

L’Assemblée a adopté le projet de France à 13 régions

Tient-on enfin notre future carte de France ?

Les députés ont adopté le premier volet de la réforme territoriale qui prévoit une nouvelle carte de France à 13 régions. Il repartira en seconde lecture à l’automne au Sénat où la carte pourrait encore évoluer. Les parlementaires débattront également à l’automne du second volet, qui renforcera les compétences de ces grandes régions au détriment des Conseils Généraux.

Quels sont les principaux points de la réforme ?

Le nombre des régions métropolitaines est ramené au 1er janvier 2016 de 22 à 13 afin d’en faire des collectivités puissantes. Le projet prévoit en effet sept fusions entre deux ou trois régions : Alsace et Lorraine et Champagne-Ardenne, Auvergne et Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche‑Comté, Nord-Pas-de-Calais et Picardie, Languedoc‑Roussillon et Midi‑Pyrénées, Haute-Normandie et Basse-Normandie, Limousin et Aquitaine et Poitou-Charentes. Six régions demeurent inchangées : Bretagne, Corse, Ile-de-France, Centre, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Quels enjeux pour ces 13 nouvelles régions ?

Acteurs clés du redressement économique du pays, les régions seront renforcées en passant de 22 à 13. Cette nouvelle carte territoriale prend en compte les volontés de coopération qui ont été déjà engagées par les élus et sera soumise au débat parlementaire.
A terme, les régions françaises seront de taille équivalente aux autres régions européennes et seront ainsi « capables de bâtir des stratégies territoriales ». A ce titre, elles disposeront de compétences stratégiques élargies et d’outils pour accompagner la croissance des entreprises. Demain, les régions seront « la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l’aménagement et les grandes infrastructures, elles disposeront de moyens financiers propres et dynamiques. Et elles seront gérées par des assemblées de taille raisonnable. Ce qui veut dire moins d’élus ».

Droit d’option en 2016

A partir du 1er janvier 2016, les départements auront en effet le droit de demander de quitter une région pour une autre. Ce transfert devra être approuvé par une majorité des trois cinquièmes du conseil général et des deux conseils régionaux concernés. Le recours à ce droit d’option – dont le gouvernement ne voulait pas entendre parler – sera limité au 1er mars 2019, afin que les élections régionales prévues en 2020 aient lieu dans un périmètre stabilisé. Mais il laisse planer, à terme, le risque d’une « explosion » des régions.

Désignation du chef-lieu (capitale) et du nom des nouvelles régions

Le chef-lieu provisoire sera déterminé en 2015 par décret après consultation des conseils régionaux existants et organisation d’un débat avec les représentants des collectivités territoriales et de la société civile. Après les élections régionales de décembre 2015, le conseil régional nouvellement élu pourra tirer les conséquences de ce débat pour proposer au gouvernement le choix d’un chef-lieu définitif qui n’aura pas à concentrer toutes les implantations géographiques des services et toutes les réunions du conseil régional- ainsi que le nom qui lui semblera le plus adapté à la nouvelle région. Ceux-ci seront ensuite fixés par décret.

Site officiel de la commune de Pandrignes