ecole-1942-1943

Pandrignes

> Canton de Sainte Fortunade
> Arrondissement de Tulle
> Superficie : 845 ha
>Population : 171 habitants (recensement 2011)
> Cours d’eau : la Gane et la Rondelle
> Origine du nom : il figure, sous la forme Pandrina, dans un texte de 1154. Ce toponyme est d’origine et de sens obscurs.

Histoire

La première mention de Pandrignes remonte au milieu du XIIème siècle, mais le site a, très tôt, été occupé. Au lieu-dit « les Cros » (anciennement appelé « les Craux » ou « les Rocs »), un rocher pyramidal de 1,50 m de haut sur 1 m de base, présentant des entailles, a été identifié comme un polissoir néolithique. A cet endroit, au début du siècle dernier, des urnes funéraires à larges panses et goulots étroits ont été trouvées. A Courbiat, ce sont des haches celtiques qui ont été mises au jour. Enfin des vestiges d’un camp gaulois ont été repérés dans les environs du Puy de la Saulière.

Au Moyen-âge, sur le territoire de la paroisse de Pandrignes, vivaient des chevaliers qui obtinrent, en 1154, du pape Adrien IV, l’autorisation de se faire inhumer dans l’abbaye Saint Martin de Tulle, en tant que bienfaiteurs.

Au milieu du XVIème siècle, il y avait ici une communauté de prêtres.

C’est surtout au début du XXème siècle, au moment de la construction du tunnel, de la gare et de l’arrivée du chemin de fer, que la vie locale a été dynamisée, sous la forme d’activités artisanales et commerciales variées.

Mais au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’heure du déclin démographique et économique a sonné.

Aujourd’hui, Pandrignes est devenue une petite cité-dortoir et accueille des personnes qui travaillent à Tulle, chef-lieu du département, et qui sont à la recherche d’une meilleure qualité de vie.

Curiosités

 Pandrignes compte de nombreuses curiosités telles l’église Saint-Pardoux située au bourg, le tunnel de l’ancienne voie de chemin de fer reconverti en cave d’affinage de fromage en passant par la gare désormais transformée en lieu de festivités.

Eglise Saint Pardoux du XIVème siècle

XIVème siècle. Pierre.

Petite église de style roman, comportant un clocher-mur, ou clocher-peigne, et dédié à Saint Pardoux ou Saint Bruno, fêtés le 6 octobre. Elle a été rénovée à plusieurs reprises au XIXème siècle, en particulier en 1849, 1894 et 1899, ainsi que le clocher en 1923. Avant la construction du bâtiment mairie-école, elle dominait le bourg. Elle possédait un reliquaire (buste d’évêque) qui recelait un fragment de la ceinture de Notre-Dame et portait, inscrits en caractères gras, les mots AVE MARIA.

Tunnel

Début du XXème siècle. Le bourg. Dans le prolongement de la gare.

Un décret ministériel d’avril 1898 accorde à la compagnie privée P.O. compagnie de chemin de fer (Paris-Orléans) l’exploitation de la ligne Tuile-Argentat, via Pandrignes. La construction va poser d’importants problèmes techniques, compte tenu des accidents du relief. Pour éviter des infiltrations d’eau, la décision est prise de creuser un tunnel plus long que prévu à Pandrignes, sous le col de la Guze. C’est la société Fougerolles Frères, entrepreneurs en travaux publics, qui est chargée des travaux. De la main d’œuvre locale est recrutée. Après la fermeture de la ligne le tunnel, d’abord acheté à la S.N.C.F. par la commune de Pandrignes, est revendu à un particulier, qui l’a aménagé en cave à fromages.

Gare

XXème siècle. Le bourg.

La ligne de chemin de fer a été ouverte au public le 1er février 1904. Le 27 novembre 1921, le Conseil municipal émet le vœu qu’une boite aux lettres soit installée à la gare et payée par l’administration postale. Des lampes y sont installées en 1938. Mais en 1969, la ligne Tulle-Argentat est supprimée pour les voyageurs et le 30 juin 1970 pour les marchandises. En 1972, les rails sont enlevés. En 1978, la gare est achetée par la commune et en 1984 transformée en salle polyvalente. L’année suivante, une pétition demande l’aménagement de la voie ferrée en sentier pédestre.

Mairie-Ecole

1880. Pierre. Le bourg.

Le bâtiment a été construit en 1880, sur le versant opposé à. celui qui supporte l’église, et à une altitude plus élevée. Des travaux ont été régulièrement effectués afin d’améliorer le confort des élèves et des enseignements. Notamment en 1919, dans la classe des filles où plancher et plafond présentaient de nombreuses défectuosités. La loi du 12 février 1933 a transformé les deux écoles spéciales en une école mixte à deux classes. Celle-ci a été fermée en juin 1975. Aujourd’hui les bâtiments scolaires accueillent des classes vertes organisées par les P.E.P. (Pupilles de l’Enseignement Public) ou des professeurs des écoles, formés à l’I.U.F.M. de Tulle, dans le cadre de stages-patrimoine.

Fontaine de l’école

1936. Pierre.

En 1934, le Conseil municipal projette d’installer une pompe pour des raisons d’hygiène et formule une demande d’adduction d’eau. Une source appartenant à M. Borie, au Bois-Vieux, est achetée. Le 15 décembre 1935, le choix du lieu d’arrivée d’eau est discuté ; un emprunt de 9000 francs décidé. La fontaine, qui fait face à la mairie-école, est inaugurée en 1936.

Fontaine de Courbiat

1910. Pierre. Lieu-dit Courbiat.

En plus du bourg, dont la dignité particulière est signalée par l’église et la mairie-école, la commune de Pandrignes comprend quatorze villages. Celui de Courbiat, possède, outre un habitat traditionnel rénové, une imposante fontaine, construite en 1910. On peut lire le nom des généreux donateurs : M et Mme Thibault, qui ont eu le souci d’apporter des améliorations à la vie quotidienne des ruraux.

Monument aux morts

1926. Pierre. Place de l’église.

Après approbation du Conseil municipal le 1er avril 1923 et du Préfet de la Corrèze le 19 juin 1926, il a été érigé courant 1926 sur la place de l’église, sous la responsabilité des architectes Merpillat et Saule, de Tulle et l’entrepreneur Puyhaubert. Le coût a été de 3946 francs. On peut lire, gravé dans la pierre, le nom des 31 victimes de la guerre 14-18, lourd tribut de sang payé par cette petite commune. Le plus âgé était né en 1880.

Château XIIème siècle

XIIème siècle. Pierre. Lieu-dit La Rochette

II a été construit en dehors du bourg, au lieu-dit La Rochette, sur une colline, sans doute à la charnière des XIIème et XIIIème siècles. Il devint baronnial et appartient au seigneur de La Rochette. II échut par la suite à différents propriétaires domiciliés à Tulle (La Bissière, médecin ; Loubignac, avocat). On rapporte qu’en 1643, dans la chapelle du château, une bénédiction nuptiale a été célébrée. Aujourd’hui il est propriété privée.

Stèle

1944. Pierre. Lieu-dit Courbiat.

Sous l’Occupation, dans les bois de Pandrignes, des maquisards ont trouvé refuge. Mais le 4 juillet 1944, la terreur s’abat sur la commune, à l’instigation d’une centaine d’Allemands et de Gestapistes. Une stèle rappelle que Gabriel Dubois, ancien maire et président de la délégation spéciale depuis le 19 avril, a été victime de représailles, dans l’exercice de ses fonctions. Son corps a été retrouvé dans un fossé. Le même jour a péri un chirurgien-dentiste, M. Schwartz, accusé d’être Juif. Son corps fut abandonné au milieu des ronces.

Toiture de lauzes

Lauzes. Lieu-dit Courbiat.

Le matériau utilisé pour construire les murs est la pierre : de préférence le schiste, alors que le granité est réservé pour les encadrements des portes et des fenêtres. Pour la toiture, on 2 parfois utilisé la lauze (large dalle de schiste taillée eu écailles) résistante mais pesante, et remplacée au début du siècle dernier par les ardoises de Travassac. Cette évolution est à mettre in relation avec le développement des voies de communication et des moyens de transport, ainsi qu’avec une élévation du niveau de vie.

Séchoir à châtaignes

Pierre. Lieu-dit Courbiat.

Les châtaignes ont longtemps constitué l’ordinaire du paysan, aliment de soudure ou ration quotidienne. Leur conservation était rendue possible par la pratique du séchage. Un édicule de pierre, couvert de tuiles, sans cheminée, était prévu à cet effet. A l’intérieur, il y avait des travées de 1,50 m de haut, recouvertes de claies, sur lesquelles on disposait les châtaignes, pour les soumettre, pendant environ une quinzaine de jours, à des feux que l’on avait soin d’entretenir entre les cloisons. Puis on remuait ces castagnons afin d’uniformiser la dessiccation.

Four à pain

Pierre. Lieu-dit Gibiat.

Le four à pain individuel se rencontre souvent dans les hameaux. Accolé au pignon, il ouvrait sur le foyer. La plupart de ces fours, si utiles en leur temps, ont aujourd’hui disparu. Mais une avancée arrondie, située à l’extérieur de l’habitation, rappelle leur existence et l’importance qu’ils ont eue dans la vie rurale, en particulier au XIXème siècle.

Grange étable

Pierre. Lieu-dit Courbiat.

La grange-étable constitue une particularité de l’architecture rurale. De type auvergnat, elle superpose grange et étable sur toute la longueur du bâtiment. Le rez-de-chaussée abrite le bétail, et, à l’étage est engrangé le foin destiné à la nourriture. On accède à la grange par un plan incliné, tirant ou montoir.

Site officiel de la commune de Pandrignes